" Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays" John Fitzgerald Kennedy J'ai eu le plaisir de rencontrer lors de l'un de mes derniers déplacements un jeune homme, grande école française, une dizaine d'années d'expérience à l'étranger, qui m'a interpellé en me demandant quelles sont les raisons pour lesquelles il devrait rentrer au maroc. Ma réaction fut immédiate: il ne faut pas chercher de raisons. Cela devrait être un processus naturel, comme respirer ou grandir. car revenir au Pays, c'est d'abord et avant tout un acte viscéral et patriotique.Tout marocain, qu'il soit au Maroc ou ailleurs, devrait plutôt se poser cette question fondamentale : que puis-je apporter à mon pays à travers ce que j'ai acquis durant mes études et mon expérience ? Nombreux sont ceux qui ne font que demander à l'Etat de faire des choses pour eux, mais qui ne se demandent jamais ce que eux peuvent faire pour leur pays ! Mais revenons-en à nos Marocains à l'étranger. Je ne suis pas naïf, nous ne sommes que des êtres humains et se poser des questions est tout à fait normal. Revenir au Maroc et ne pas pouvoir mettre son potentiel et ses capacités à l'oeuvre serait, bien entendu, un terrible gâchis. C'est pour ça que je pense que le rôle de l'Etat est avant tout, de développer les conditions adéquates pour encourager ce type de profil (l'élite, sans vouloir être élitiste) à rentrer et à contribuer au développement de notre pays. Ce que l'Etat peut faire, c'est mettre en oeuvre les initiatives qui créent des opportunités. Instaurer des réglementations judicieuses, lancer de nouveaux projets d'infrastructures, opérationnaliser les stratégies sectorielles, mettre en place le hub financier à Casablanca, relancer l'innovation et la R&D…; ce sont autant d'opportunités nouvelles à saisir pour contribuer au développement du Royaume. Enfin et pour finir, je vais parler du cas des établissements publics.ces derniers devraient s'ouvrir à ces profils pointus et leur offrir des opportunités afin de capter du savoir-faire. La question qui se pose, c'est comment y arriver? Car tout le monde connaît bien les différentes problématiques : processus de recrutement compliqués équivalence des diplômes à obtenir, salaires en-dessous du marché... Mettre en place un mode de captation au niveau du public nous permetterait peut être de franchir un cap dans l'efficacité du secteur public. |